mercredi 3 décembre 2014

Le jeûne

L'incroyable force du jeûne

 Chère lectrice, cher lecteur, 

En mars 2012, la chaîne ARTE diffusa un reportage intitulé « Le jeûne, une nouvelle thérapie » qui connut un tel record d'audience qu'il fut rediffusé en septembre 2013. Le réalisateur, Thierry de Lestrade, publia de plus chez ARTE éditions un livre, du même nom, avec des témoignages supplémentaires et de nouvelles perspectives. 

Pourquoi un tel succès ? Alors que le jeûne est habituellement associé à des pratiques religieuses (carême des chrétiens, ramadan des musulmans...), il n'était pas du tout question de Jésus, d'évangiles, ni même de spiritualités. Ce reportage était en effet consacré aux vertus du jeûne dans le traitement des maladies graves, notamment le cancer, et c'est évidemment cela qui explique les succès de ce jeûne nouvelle formule. 

Jeûne contre médecine conventionnelle

 Jeûner pour guérir. Avant tout, précisons que cette méthode thérapeutique est combattue désespérément par le système médical, coincé dans sa bulle « une maladie, un médicament », et qui ne saisit toujours pas les capacités naturelles de l'organisme à se rétablir. 

Il est vrai que de nombreux jeûneurs se lancent dans cette pratique en quête de spiritualité et d'absolu. Ils contournent la science et se réfugient dans les néo-religions où les gourous de tout poil sont à la manœuvre. 

Toutefois, le sujet intéresse aujourd'hui des scientifiques de haut vol, et même si les financements (il n'y a rien à vendre…) sont inexistants, les résultats sont tangibles, facilement reproductibles, et à la portée de chaque malade. 

Le jeûne est en effet adapté à l'ensemble des pathologies du « trop » qui délabrent nos organismes : allergies, rhumatismes, maladies auto-immunes, hypertension, diabète, cancers, dégénérescence cérébrale… Toutes ces maladies ont un lien direct avec l’alimentation ou l’exposition à des produits chimiques. 

Il faut avoir conscience de cette intoxication délétère pour accepter de se soigner par le vide, sans écouter les sirènes médicales qui se réfèrent encore à l'obligation vitale d'une alimentation pluriquotidienne, riche en céréales et en produits laitiers. 

Comment les Etats-Unis ont séparé l'Eglise et le jeûne

 C'est au XIXe siècle que des médecins, aux Etats-Unis, se sont penchés pour la première fois sur les vertus thérapeutiques du jeûne, hors de tout contexte religieux. 

Il faut dire que le cadre était propice aux médecines douces. Les médecins « cowboys » américains faisaient encore plus fort que leurs confrères européens dans l'utilisation de méthodes fortes pour combattre les maladies. En plus de la saignée, des lavements et des vomitifs bien connus en Europe, la pharmacie du médecin américain était principalement composée de produits extrêmement toxiques : alcaloïdes (opium, apomorphine, digitaline) et sels de métaux tels que le mercure, le plomb, l'arsenic et l'antimoine. 

Il ne faut pas s'étonner si c'est là-bas que le public a réagi avec le plus de vivacité aux excès de la médecine dure. Comme nous l'avons expliqué dans une précédente lettre, c'est aux Etats-Unis que l'homéopathie connaît le plus grand succès, avec 12 % des médecins qui la pratiquent au XIXe siècle. 

En parallèle, plusieurs médecins s'efforcent de faire connaître les bienfaits du jeûne avec les méthodes de l'époque. Ainsi le Dr Henry Tanner se met en scène pour un jeûne de 40 jours, dans un théâtre de Manhattan, sous la surveillance étroite d'une cohorte de médecins suspicieux qui l'entourent jour et nuit. Son jeûne commence le 28 juin 1880. C'est l'événement de l'année : de nombreux badauds viennent en permanence encourager le jeûneur, tandis que les deux journaux leaders New York Times et New York Herald en font une rubrique quotidienne. Du coup, les journaux de tout le pays embrayent sur cette affaire. 

La mesure de poids, de pouls, le rythme de respiration, sont annoncés régulièrement. 

Les lettres d'encouragement affluent de toute la terre, et le jeûne se poursuit sans incident jusqu'au 7 août, comme convenu. Tanner a perdu 16 kilos, il est vif et bien vivant, et les mises en garde du corps médical contre les prétendus dangers du jeûne n'effraient plus personne. 

Dès lors, et aujourd'hui nous nous retrouvons peut-être dans des circonstances équivalentes, la voie est libre pour aménager des jeûnes au profit d'une population plus importante. De nombreux centres de jeûne voient le jour. L'éditeur MacFadden met en place à Chicago un « Healthatorium », centre de fitness où le jeûne se pratique avec des exercices de sport, des massages et des saunas. En parallèle s'organisent des réseaux de « drugless physicians », des médecins qui ne prescrivent aucun médicament et soignent en appliquant homéopathie, jeûne et manipulations (rappelons que l'ostéopathie fut elle aussi fondée aux Etats-Unis, en 1874, par A.T. Still). 

Mais en quelques dizaines d'années, le corps médical est repris en main. Le savoir est verrouillé par le système universitaire avec un monopole de fait sur les « bonnes pratiques », celles que le « bon » médecin doit appliquer, sans quoi il se met en dehors de la profession, au civil comme au pénal… 

Le jeûne est petit à petit délaissé pour devenir une pratique douteuse exercée par des illuminés ou des charlatans. 

Mais les recherches sur le jeûne se poursuivent, par le plus grand des hasards, de l'autre côté du Rideau de Fer. 

Le communisme : terrain d'expérimentation exceptionnel

 Les régimes totalitaires sont propices aux expériences scientifiques novatrices à grande échelle, car ils instaurent à la fois :
  • une pénurie de moyens et de compétences, qui fait qu'on est obligé de chercher des solutions plus efficaces et moins chères ;
  • un système hiérarchique implacable, qui fait qu'une initiative « dans la ligne du parti » sera appliquée sans discussion et parfois sur des populations importantes et de longues durées. De quoi acquérir des résultats tangibles.
Des expériences en Union soviétique ont ainsi montré que le jeûne agit vraiment « à la base » de l'organisme pour rééquilibrer de nombreuses fonctions essentielles.

Le médecin Youri Nikolaiev est désigné en 1955 pour soigner l'alcoolisme forcené du fils d'un dignitaire du Parti, Nicolai Boulganine. C'est un sujet difficile qui a mis en échec de nombreuses équipes médicales ayant eu recours à la pharmacologie existante. Grâce au jeûne, il est débarrassé en trois semaines de son addiction, à la grande satisfaction de son père, qui ouvre la porte de plusieurs services à cette nouvelle thérapie.

Nikolaiev peut alors expérimenter le jeûne auprès d'autres catégories de malades. Il observe des résultats étonnants chez les dépressifs suicidaires, qui se sentent rejetés et dévalorisés au sein de leur groupe ou de leur famille. Au bout de deux semaines de jeûne, les voici généralement moins inquiets et plus intéressés par leur environnement et leur assiette.

Il en est de même des angoissés et des personnes atteintes de TOC (troubles obsessionnels compulsifs) ou d'enfermement psychique. Gavés de neuroleptiques et vivants dans une bulle, quelques semaines de jeûne leur permettent de revenir à des rapports sociaux normaux. Les taux de neuromédiateurs (adrénaline, acétylcholine) se normalisent, ainsi que les rythmes cérébraux.

Il met toutefois en évidence un critère fondamental de succès : le consentement des patients. Souvent, pour faciliter la démarche, Nikolaiev exige que les médecins jeûnent eux aussi au côté des patients.

Asthme et hypersensibilité

 Ces maladies « modernes » étaient déjà bien répandues en URSS dans les années 50. Les malades, comme en Occident, avaient leur dose de ventoline (bronchodilatateur) et de corticoïdes. Des médicaments qui soulagent un temps avant de devenir inefficaces, voire délétères. Or, il y avait de nombreux asthmatiques parmi les patients en psychiatrie et on s'aperçoit que leur respiration s'améliore encore mieux que leur faiblesse psychique. 

Le jeûne se transporte dans des services de pneumologie et un médecin comme Serguei Osinine peut se prévaloir de plus de 10 000 patients soignés par le jeûne, avec plus de 50 % de succès tangibles (reprise du travail) pour des malades qualifiés d'invalides. Il observe qu'au bout de 12 jours, les mastocytes, ces cellules immunitaires bourrées de médiateurs de l'inflammation (histamine, prostaglandines, leucotriènes et enzymes protéolytiques) se transforment et digèrent littéralement leur contenu. C'est un individu nouveau, en meilleure santé, qui semble renaître. 

Avec la Perestroïka, c'est la fin du système de soins gratuits. Les cures deviennent payantes, les hôpitaux se doivent d'être rentables, il faut vendre des médicaments – une belle page de la médecine est tournée. 

Le jeûne mal vu en Occident

 En Occident, la pression médiatique et médicale a réduit le jeûne à un quasi exercice physique dévolu aux hurluberlus du new age. Et la menace des accusations de sectarisme refroidit bien des initiatives. 

En Allemagne, cependant, ainsi qu'en Suisse, plusieurs lieux de jeûne en milieu médicalisé fonctionnent en permanence. C'est le cas de la clinique Buchinger à Überlingen qui a développé sa propre méthode, à base d'eau, tisanes, jus de fruits, bouillons de légumes, tandis que d'autres pratiquent le jeûne hydrique (eau uniquement) [2].

Le réalisateur du reportage d'ARTE y a rencontré des praticiens convaincus et des « malades » en pleine santé, dans les domaines les plus divers. 

Hypertension

 Pour l'hypertension, les résultats sont visibles au bout de quelques jours : triglycérides et cholestérol se normalisent, et la tension se restreint à des normes correctes, ce qui permet d'arrêter les prises de bétabloquants. 

Goutte

 Pour les maladies d'accumulation comme la goutte, il en est de même, et les résultats sont généralement acquis, au prix d'une hygiène de vie très bien acceptée. 

Diabète de type 2

 Dans le cas du diabète de type 2 (baisse de l'efficacité de l'insuline), la mise en route d'un jeûne fait immédiatement baisser le taux de glucose du sang, ce qui met au repos le pancréas, et permet aux cellules de retrouver une sensibilité normale à l'insuline. Là encore, les médicaments peuvent le plus souvent être mis de côté, avec des principes alimentaires plus naturels.

Dépression

 Concernant les « malades de l'humeur », les résultats en Allemagne confirment les études soviétiques. A condition de les débarrasser de leur carcan chimique, les malades retrouvent un esprit positif, avec les changements hormonaux correspondant : hausse du cortisol au petit matin, de la dopamine dans la journée, et de la sérotonine le soir, baisse de l'insuline et des hormones thyroïdiennes. L’efficacité à long terme dépendra en revanche des causes initiales de la dépression. 

L'étrange découverte du Dr Valter Longo

 Il y a bien quelque chose qu'une diète sévère fait changer dans nos organismes, mais quoi ? 

C'est la question à laquelle s'est attelée un chercheur américain désormais célébrissime : Valter Longo. Il commença par imposer des jeûnes très sévères à de simples levures de raisin et s'aperçut qu'elles étaient nettement plus vigoureuses lorsque, après quelques mois, elles se retrouvaient dans un environnement de croissance favorable. 

Ils réitéra son expérience en comparant des souris ayant jeûné à des souris bien nourries. Exposées à des médicaments de chimiothérapie (l'étoposide), le résultat fut sans appel : les souris ayant jeûné sont à quasi 100 % des survivantes, contre 35 % dans le groupe de contrôle [3].

Mieux, il constate que le jeûne protège les cellules saines contre les effets délétères de la chimiothérapie, mais pas les cellules cancéreuses qui, elles, restent sensibles au poison et continuent à être détruites normalement [4].

Des résultats largement ignorés par la communauté médicale

 La publication des travaux de Longo fait grand bruit dans les médias mais reste sans écho dans les congrès professionnels où se préparent les traitements de demain. 

Aujourd'hui, les oncologues (médecins spécialistes du cancer) restent arc-boutés sur deux idées force :
  • Les malades qui subissent des radio/chimiothérapies sont en état de faiblesse, donc il faut les nourrir à tout prix ;
  • Le cancer est dû à une modification structurelle des gènes des tissus tumoraux, sans retour possible à leur expression normale.
Or, on constate qu'après 48 heures de jeûne, un grand nombre de gènes modifient leur expression. Certains se mettent en veilleuse, d'autres se mettent en route. On note en particulier un ralentissement brutal de la machinerie dévolue à la division cellulaire : les cellules cancéreuses cessent de se multiplier à la même vitesse.

De plus, on note un ralentissement de la production du facteur de croissance IGF-1, qui est un puissant stimulant du développement des tissus en général… et des tumeurs en particulier.

Il est donc particulièrement regrettable que la piste du jeûne ne soit pas suivie avec plus d'intérêt par la majorité des médecins.

Pour finir, voici quelques précautions à avoir en tête avant de commencer un jeûne :
  • Pendant le jeûne, l’organisme perd de la masse grasse mais aussi de la masse musculaire. Or le système immunitaire utilise les protéines des muscles pour créer des cellules tueuses naturelles qui luttent contre les tumeurs et les virus. Le jeûne est donc déconseillé aux personnes qui ont trop peu de masse musculaire car elles risquent de voir leurs capacités immunitaires se réduire.
  • Les personnes qui souffrent d’une maladie hépatique ou rénale chronique devraient prendre un avis médical avant de commencer un jeûne.
  • Et surtout, pour les maladies auto-immunes, le jeûne ne permet pas une guérison à long terme sans une modification en profondeur des habitudes alimentaires, et en particulier la suppression des céréales à gluten et des produits laitiers [5].
Face aux réticences de la communauté médicale, je suis convaincu que le changement viendra par la base, lorsque les patients réclameront massivement de bénéficier des plus récentes avancées de la médecine, surtout lorsque celles-ci sont… naturelles. 

mardi 2 décembre 2014

Philae est le début d' une nouvelle ère d' exploitation minière de l' espace.

Le robot Philae de la sonde spatiale Rosetta était le début d' une longue conquête avec comme objectif ultime, l' exploitation des ressources minières des météorites. Il y a 30 ans de cela, des ingénieurs souhaitaient poser une sonde sur une comète pour en prélever des échantillons puis les renvoyer sur Terre. Depuis 1993, la mission du robot Philae est née. Ce dernier a alors eu pour seul et unique objectif d'atteindre la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko et d'en étudier sa composition. Chaque projet de plusieurs millions a comme objectif un but rentable pour le développement d' une exploitation quelconque de l' espace et cette mission aussi louable soit elle pour la science est en fait un excellent exemple pour un investisseur astucieux.

Les infinies richesses de l'univers
Exploiter les richesses de l'univers n'appartient donc plus uniquement au domaine de la science-fiction. Créée en 2010, la société Planetary Resources a pour objectif affiché –depuis 2012 – l'exploitation des ressources minières des astéroïdes, et ce dans un futur plutôt proche.
La société a réussi à attirer des investisseurs prestigieux comme Larry Page, PDG de Google, et James Cameron, réalisateur du larmoyant Titanic.

«1 500 astéroïdes seraient aussi "facilement" accessibles que la lune, et leur sous-sol recéleraient d'importances ressources en terres rares, en platine, en or et même... en eau»


Leur site Internet nous en apprend plus sur leurs stellaires ambitions. 1 500 astéroïdes seraient aussi "facilement" accessibles que la lune, et leur sous-sol (mais peut-on vraiment parler de sous-sols dans le cas d'astéroïdes ?) récéleraient d'importances ressources en terres rares (ces métaux qui sont indispensables à la plupart des nos technologies contemporaines, comme les écrans tactiles, les batteries pour smartphones et autres appareils portables, batteries pour voitures électriques ou encore les panneaux solaires), en platine, en or et même... en eau.

Effectivement, nombre de ces matières sont menacées de pénurie à court/moyen terme. Pour le cas de l'eau potable, je vous rappelle ainsi qu'elle représente moins de 3% de l'eau de notre planète et que sur ces 3%, seuls moins d'1% est réellement exploitable (le reste étant contenu dans des glaciers ou des ressources souterraines inaccessibles).
Certains s'inquiètent donc d'une pénurie à court terme, sous l'effet conjugué de la hausse de la demande non seulement humaine mais aussi et surtout agricole et industrielle. Nous sommes de plus en plus nombreux sur Terre à rêver d'un hamburger pour notre déjeuner (voire même aussi à notre dîner), or ces veaux, vaches et cochons, il faut bien les nourrir et les abreuver. Les besoins en eau étant croissants, nous sommes aujourd'hui confrontés à un problème crucial d'approvisionnement... La solution viendra-t-elle de l'espace ?

En novembre 2013, un rapport du Centre commun de recherche européen pointait du doigt un risque important de pénurie de 8 métaux stratégiques pour la période 2020-2030

Même problème pour les terres rares. En novembre 2013, un rapport du Centre commun de recherche européen pointait du doigt un risque important de pénurie de 8 métaux stratégiques pour la période 2020-2030. Des métaux indispensables aux nouvelles technologies de l'information mais aussi aux énergies alternatives mais aussi pour les voitures hybrides et électriques. Parmi ces 8 métaux, 6 sont des terres rares : le dysprosium, le néodyme, le praséodyme, l'europium, le terbium et l'yttrium.
A ces 8 métaux critiques, il faut en ajouter 4 autres "quasi-critiques", à savoir le platine, l'indium, le graphite et le rhénium.

Les astéroïdes, des mines au-dessus de nos têtes
Les astéroïdes pourraient fournir une réponse à cette pénurie prévue et programmée. Ces objets célestes sont formés de roches, de métaux mais aussi de glace d'eau sous des proportions plus ou moins importantes. Leur classification reflète d'ailleurs cette composition.
Les astéroïdes de type C, les plus courants, sont essentiellement formés de carbone et pourraient contenir environ 22% d'eau. Les astéroïdes de type S, principalement composés de silice, contiennent du fer et du nickel. Enfin, les astéroïdes de type M, ou métalliques, sont essentiellement composés de fer et de nickel et pourraient en outre receler des métaux précieux et des terres rares.
Cette dernière catégorie intéresse tout particulièrement les tenants de l'exploitation minière spatiale. Plusieurs études estiment qu'un astéroïde métallique d'un diamètre d'1 km pourrait contenir 2 milliards de tonnes de nickel et de fer, soit l'équivalent de la production mondiale de fer en 2011. Pour Planetary Resources, un astéroïde d'un diamètre de 500 m pourrait contenir à lui seul autant de platinoïdes que ce que nous avons extrait des entrailles de la Terre depuis le début de leur exploitation. On comprend que ce potentiel quasi-illimité fasse rêver.
Autre avantage, la plupart de ces ressources sont situées en surface des astéroïdes ce qui laisse entrevoir une exploitation minière à ciel ouvert.
Reste que la probabilité de trouver des terres rares et des métaux précieux reste inférieure à celle de tomber sur des réserves de fer dont les besoins actuels sont bien inférieurs à l'offre. Une intense phase d'analyses et de repérages va donc être nécessaire pour envisager concrètement une exploitation minière.

La course à la mine
Planetary Resources n'est pas la seule entreprise privée à s'être lancée dans l'entreprise. En décembre 2013 se créait la société Deep Space Industries, américaine elle-aussi, avec des objectifs à peu près similaires.
La Nasa elle-même a déclaré étudier plusieurs projets d'exploitation minière des astéroïdes. En 2012, elle a ainsi mis sur place le projet Robotic Asteroid Prospector destiné à examiner la faisabilité de l'exploitation minière des astéroïdes, d'un point de vue aussi bien technique que financier.
Verrons-nous dans les années qui viennent des mineurs dans l'espace ?

lundi 1 décembre 2014

La testostérone

La testostérone, ses précurseurs et ses promoteurs naturels

01-07-2000
  


La testostérone est l'hormone androgène par excellence. La testostérone est présente aussi bien chez l'homme que chez la femme, mais les quantités produites sont beaucoup moins importantes chez la femme. La présence de taux normaux d'androgènes est cependant aussi indispensable chez l'homme que chez la femme. La testostérone est l'hormone du désir, de l'énergie et de la confiance en soi.
Le testicule est le principal lieu de synthèse de la testostérone chez l'homme
Le lieu de production principal des androgènes chez l'homme est le testicule. Le testicule est une glande mixte formée par un contingent de cellules endocrines (sécrétrices d'hormones vers le sang) et un contingent de cellules exocrines (sécrétrices de diverses substances et des gamètes mâles, les spermatozoïdes destinés à l'éjaculation). La production d'hormones androgènes dont la testostérone est assurée par les cellules de Leydig. Le principal androgène, la testostérone, a une action locale intratesticulaire et une action générale. Elle circule dans le sang comme une pro hormone. La testostérone et ses métabolites assurent la différenciation sexuelle, l'apparition et le maintien des caractères sexuels secondaires (raucité de la voix, barbe, moustache, aspect masculin du visage et du torse). Lors d'un manque de testostérone, la moustache et la barbe sont peu développées, la pilosité est réduite sur le torse et le ventre. Les fonctions endocrines du testicule doivent être distinguées en fonction des âges de la vie. Au cours de la vie fœtale, il assure la différenciation masculine de l'embryon. Après la naissance, il assure la masculinisation de certaines cellules hypothalamiques cérébrales. Au moment de la puberté, il permet le développement des caractères sexuels secondaires mâles et le démarrage de la spermatogenèse (fabrication des spermatozoïdes). La fonction endocrine du testicule se poursuit ensuite toute la vie, mais présente un fléchissement après 40 ans.
La production de testostérone diminue progressivement avec l'âge
La testostérone est une hormone stéroïde dérivée du cholestérol. Elle est le principal stéroïde secrété par le testicule, tant en quantité qu'en activité biologique. La production quotidienne est de 5 à 6 mg par 24 h. La dihydrotestostérone est l'androgène actif au niveau des sites périphériques. Elle est synthétisée localement après réduction de la testostérone par une enzyme, la 5-alpha réductase (la testostérone a alors un rôle de pro hormone). Chez l'homme, le vieillissement s'accompagne d'une réduction progressive de l'activité génitale, de la fertilité, du volume testiculaire, de la masse musculaire et de la pilosité. La testostérone est plus basse chez le sujet âgé. Cette diminution est le reflet d'un fléchissement de la production testiculaire à partir de 40 ans. Le taux de TeBG (Testosterone Binding Globulin ou protéine porteuse de la testostérone plasmatique) augmente avec l'âge. Cette élévation s'accompagne d'une baisse de la testostérone plasmatique biodisponible (testostérone libre) et d'une augmentation du taux plasmatique de LH (Luteinising Hormone) ; cette hormone est secrétée par l'hypophyse et stimule la synthèse de testostérone. Son élévation chez l'homme est le reflet d'un taux plasmatique insuffisant en testostérone. Le vieillissement testiculaire s'accompagne d'une diminution de la réaction de la réponse des cellules de Leydig à la stimulation par la LH. Ceci semble dû essentiellement à une diminution du nombre total de cellules sécrétrices de testostérone présentes dans l'interstitium. Enfin, l'étude des concentrations de précurseurs de la testostérone dans la veine spermatique met en évidence une diminution de la voie métabolique de synthèse de la testostérone. De plus, la prise de nombreux médicaments entraîne une baisse indésirable du taux de testostérone : les œstrogènes, les anti-androgènes, les stéroïdes anabolisants, la spironolactone (diurétique), le kétaconazole et la digoxine. D'autres drogues, assez nombreuses, sont sans effet sur la testostéronémie mais peuvent être responsable d'impuissance par d'autres mécanismes ; ce sont en particulier les fibrates (hypolipidémiants), certains antidépresseurs et certains antihypertenseurs.
La testostérone, une hormone à effet général
La testostérone n'est pas seulement une hormone sexuelle mais une hormone à effet général. Certains changements liés au vieillissement tels que la perte de masse maigre, le déclin de l'énergie et de la force musculaire, la survenue de dépression inexpliquée, ainsi que la baisse de sensation et de performance sexuelle, sont directement reliés à la déficience en testostérone. Des pathologies dégénératives telles que les pathologies cardiaques, le diabète, l'arthrite rhumatoïde, l'ostéoporose et l'hypertension peuvent être liés directement ou indirectement au déclin de la testostérone. Secondairement, la testostérone a une fonction de pro hormone. Des taux bas de testostérone peuvent favoriser le développement d'un cancer de la prostate et du colon et sont un facteur de gravité du cancer de la prostate.

Les actions bénéfiques de la testostérone sont nombreuses : La testostérone apporte une énergie constante qui rend endurant du matin au soir ; elle donne du souffle et du tonus ; elle rend la peau plus tonique, plus tendue ; elle humidifie les muqueuses des yeux et de la bouche. C'est un stimulant de l'énergie cellulaire ; elle élève le métabolisme basal (métabolisme énergétique de repos) et le métabolisme aérobie.
La testostérone, une hormone nécessaire au maintien du poids
Elle stimule de manière importante le métabolisme du glucose et améliore la sensibilité à l'insuline. Une insuffisance en testostérone entraîne une réduction marquée de l'anabolisme, une diminution de l'oxydation des graisses, à la fois responsables d'une intolérance au glucose (état pré diabétique) et d'une élévation de l'adiposité (masse graisseuse). Un fait scientifique est que les obèses ont un taux bas de testostérone et un taux trop élevé d'œstrogène. Ce taux bas donne un ventre relâché, des hanches grasses et favorise l'obésité abdominale. L'obésité viscérale est reconnue comme un facteur de risque cardiovasculaire et de diabète non insulino dépendant. La normalisation de la testostéronémie semble réduire la masse grasse abdominale et corriger l'intolérance au glucose. La prise d'un repas riche en lipides entraîne une baisse de la testostéronémie pendant 4 heures. L'excrétion urinaire de testostérone est plus élevée chez les sujets consommant une alimentation riche en graisses, tandis que l'excrétion urinaire d'œstrogène est réduite. Les hommes obèses souffrent d'une déficience en testostérone par la production d'un excès d'aromatase (enzyme transformant la testostérone en œstrogène) par les cellules graisseuses et par la graisse qu'ils apportent par l'alimentation. Le retour à la normale de la testostéronémie réduit la graisse, y compris la cellulite.
La testostérone, un régulateur du cholestérol et des triglycérides
La testostérone abaisse le taux de cholestérol total et de LDL cholestérol. Le taux de testostérone total et non le taux de testostérone libre est corrélé positivement avec le taux de HDL cholestérol et négativement corrélé avec le taux de triglycérides. Des taux bas de testostérone ont été reliés à l'élévation des taux d'insuline, de cholestérol, de triglycérides et d'apoliprotéine B. Chez des lapins castrés, donc privés de la majeure partie des hormones mâles, le taux de cholestérol augmente progressivement et se stabilise à un niveau trop haut. L'administration de testostérone à ces lapins permet de réduire le cholestérol. Un taux bas d'androgène est associé à la dis lipidémie diabétique et à un taux élevé de maladie cardiaque avec hypercholestérolémie.
La testostérone, une hormone anabolisante
La testostérone est une hormone favorisant la croissance musculaire. La testostérone muscle le corps et raffermit la silhouette, De nombreux récepteurs à la testostérone sont présents au niveau des muscles Une baisse de la testostéronémie induit non seulement une baisse de la force musculaire globale aussi bien des muscles du dos et des membres que du muscle cardiaque. De plus, un manque de testostérone entraîne une baisse du taux de l'hormone de croissance ; ce qui donne un aspect général mou, asthénique avec un dos courbé (caractéristique du vieillard) ; au niveau du visage, les muscles des joues sont plus mous, le teint est pâle, le regard est terne avec des yeux secs ; de petites rides peuvent être présentes autour de la bouche, sur la joue et aux coins des yeux.
La testostérone, le plus puissant protecteur hormonal du cœur et des vaisseaux
Le muscle cardiaque possède plus de récepteurs à la testostérone que les autres muscles La testostérone s'accumule 2 fois plus dans le muscle cardiaque que dans les autres muscles. Elle stimule la synthèse protéique, rend le cœur plus endurant et lui permet d'être plus puissant par exemple pour combattre un rétrécissement aortique obstruant le passage du sang sortant du cœur. Si vous perdez du muscle en périphérie, le cœur perd aussi du muscle : c'est même le premier organe touché par la perte musculaire. Une baisse de puissance musculaire par insuffisance en testostérone, c'est avant tout une baisse de puissance cardiaque. La testostérone n'est pas seulement responsable du maintien de la synthèse protéique du muscle cardiaque, mais elle est aussi un promoteur de la dilatation des artères coronaires. Chez une majorité de patients, les troubles du rythme cardiaque sont corrélés à un taux bas de testostérone. Des taux bas de testostérone ont été reliés aux troubles cardiovasculaires suivants : élévation du taux de fibrinogène, diminution de l'élasticité des artères coronaires, atteinte de ces artères, augmentation de la pression artérielle.

Chez les hommes hypertendus, les taux de testostérone sont inférieurs de 30 % à la normale. La prise de testostérone est efficace pour réduire l'arythmie et l'angine de poitrine. Une étude a montré une amélioration du débit cardiaque de près de 70 % chez les patients recevant un traitement à la testostérone. L'amélioration du taux de testostérone diminue la gravité de l'angine de poitrine (douleur cardiaque angoissante, survenant à l'effort puis au repos) et de l'athérosclérose source de claudication intermittente (douleurs dans les mollets survenant à la marche). Un taux normal de testostérone prévient la formation de caillots sanguins, tandis qu'un taux excessif augmente l'expression des récepteurs plaquettaires au thromboxane A2, un puissant vasoconstricteur. Le taux de testostérone libre est inversement corrélé à la sévérité de l'infarctus et à la mortalité à 6 mois. Toute personne présentant un trouble cardiovasculaire devrait effectuer un bilan de la testostérone. Une restauration d'un taux de testostérone normal devrait être effectué avant la prise de drogues cardiaques et hypolipidémiantes aux coûts particulièrement élevés.
La testostérone, un protecteur de l'ostéoporose
La testostérone n'est pas seulement responsable du maintien de la masse musculaire, mais aussi de la masse osseuse ; Une baisse de la testostéronémie prédispose à l'ostéoporose, notamment aux fractures, en particulier celles de la hanche. Les taux de testostérone sont bas chez les sujets présentant des fractures de la hanche par rapport aux témoins. Une déficience en testostérone a été trouvée dans 71% des sujets présentant une fracture de la hanche versus 32 % chez les sujets contrôles d'âge moyen de 73 ans.
La testostérone, une hormone dynamisante et anti-stress
Sur le plan psychique général, la testostérone apaise, aide à relativiser et à surmonter les soucis de la vie ; elle rend plus solide face au stress, plus agressif et rend persévérant. Elle réveille la bonne humeur. Des taux bas de testostérone sont responsables d'un fond d'angoisse voire même de peur qui est accompagné d'émotivité excessive aussi bien chez l'homme que chez la femme. Cela entraîne une irritabilité à type d'hyperexcitabilité anxieuse prenant la forme de crise d'hystérie chez la femme, de crises de colère sur fond de désarroi et de sensation de surmenage chez l'homme. Chez l'homme et chez la femme, cela entraîne une perte de confiance en soi, un manque d'audace et de créativité ; la capacité d'aborder les petits soucis avec sérénité disparaît, tandis qu'une fatigue permanente du matin au soir apparaît et s'accompagne d'une tendance à la dépression avec des attitudes rigides dans les interventions et les décisions.
La testostérone, une hormone de la qualité du sommeil et de la mémoire
La testostérone influence la qualité du sommeil. Plus le taux de testostérone est élevé, plus le sommeil est profond et plus les rêves sont nombreux. Une insuffisance en testostérone est responsable d'une agitation du sommeil. A contrario, le manque de sommeil entraîne une baisse de la testostéronémie, ce qui favorise l'insomnie. Plus de 60% des hommes déficients en testostérone se plaignent de troubles du sommeil.

La testostérone est nécessaire à une bonne mémorisation. Chez l'homme et la femme, un taux plus élevé de testostérone est source d'une meilleure mémoire spatiale permettant d'exécuter avec une meilleure précision des mouvements dans l'espace. Des taux élevés de testostérone ont été retrouvés chez les femmes réussissant bien en mathématiques. Un taux bas est source de pertes de mémoire. Un traitement à la testostérone peut augmenter la taille et le nombre des synapses (lieu de connexion des neurones). De plus, elle peut épaissir et fortifier la gaine de myéline qui entoure et protège les axones des neurones. Un apport de testostérone a permis d'améliorer significativement la capacité d'apprentissage de souris âgées.
Enfin : la testostérone, l'hormone de l'amour et de la sexualité
La stimulation sexuelle et l'érection commencent dans le cerveau quand les récepteurs neuronaux captent la testostérone. La testostérone libre rend amoureux, avive le désir sexuel et facilite la performance, les sensations et la jouissance. Elle est nécessaire à l'érection et à l'éjaculation La région génitale présente de très nombreux récepteurs qui sont très sensibles à l'accroissement de la testostérone libre induit par la stimulation sexuelle. L'absence d'un taux adéquat de testostérone entraîne une nette altération de la qualité de vie sexuelle masculine et féminine. Toute baisse de la testostérone plasmatique peut être associée à une perte de la libido. Un déficit en testostérone est aussi présent chez 25 à 30% des personnes atteintes d'impuissance. Un déficit en testostérone entraîne des bouffées de chaleur, des érections et des éjaculations plus faibles chez l'homme et un manque de sensibilité clitoridienne chez la femme. Un déficit plus important est responsable d'un pénis flasque avec parfois des indurations (signe de fibrose), d'un prépuce trop grand et mou, de testicules mous et de taille réduite, et d'une prostate trop grosse, molle et irrégulière, voire infectée. La prise de testostérone améliore nettement la libido chez les sujets âgés. Mais il faut au moins six mois à un an de supplémentation en testostérone pour corriger certains effets délétères de la déficience, en particulier l'atrophie testiculaire.
Influence de l'alimentation sur la testostérone
La consommation d'alcool élève le taux des œstrogènes chez l'homme et chez la femme. Il existe un taux de corrélation inverse entre la consommation de caféine et le taux de testostérone libre. La prise de plus de 2 tasses de café est suffisante pour faire monter le taux d'œstradiol.
Le zinc est un inhibiteur de l'aromatase. et inhibe la conversion de la testostérone en dihydrotestostérone. Un déficit en zinc est responsable d'une baisse de la production de testostérone. Une déplétion en zinc, en sélénium et une carence sévère en cuivre entraînent une déficience en testostérone. Un sélénium bas entraîne une diminution de la mobilité des spermatozoïdes et une élévation du nombre de spermatozoïdes anormaux. Une supplémentation en zinc chez des sujets présentant une déficience marginale a permis d'élever la testostéronémie.
Facteurs influençant les taux plasmatiques de TeBG
AugmentationDiminution
OestrogènesAndrogènes
Hormones thyroïdiennesObésité
Stress prolongéHypertension de GH et/ou de prolactine
VieillissementProgesterone
Cancer de la prostateGlucocorticoïdes
Le bilan biologique pour évaluer la testostérone active
Si vous présentez les troubles d'une insuffisance en testostérone, réalisez un bilan biologique adéquat. Les taux de testostérone plasmatique diminuent avec l'âge, tandis que ceux de la protéine porteuse TeBG augmentent. Les taux plasmatiques de TeBG sont influencés par différents facteurs (voire tableau). Un excès d'œstrogène entraîne une augmentation de la TeBG et bloque les sites récepteurs à la testostérone. Le dosage de la testostérone libre est le meilleur reflet de l'activité biologique de l'hormone. Les dosages à effectuer pour évaluer la fonction androgène sont donc le sulfate de DHEA, la testostérone totale, la testostérone libre, la TeBG plasmatique, et la progestérone. Il faut ajouter aux dosages précédents celui de l'œstradiol car c'est la balance testostérone/œstradiol qui est particulièrement importante. Le taux de testostérone (total) est insuffisant s'il est en dessous de 6000 ng/l chez l'homme et de 200 ng/l chez la femme. Un taux de testostérone libre est insuffisant s'il est inférieur à 120 ng/l chez l'homme et 4 ng/l chez la femme. Un taux de TeBG est excessif s'il excède 45 nmol/l chez l'homme et 75 nmol/l chez la femme.

Si vous avez une insuffisance en testostérone, vous devez savoir qu'il difficile voire impossible se procurer la forme naturelle, qui est la seule vraiment recommandable, de cette hormone en Europe. Nous devons donc conseiller d'utiliser certaines plantes qui favorisent une remontée de la testostérone. La prise de l'hormone naturelle elle-même, si vous réussissez à en trouvez en l'important des USA par exemple, ne serait pas suffisante. En effet, chez les hommes âgés, il faut aussi supprimer l'excès de TeBG et d'aromatisation pour «booster» le taux de testostérone libre jusqu'aux niveaux de l'adulte jeune. La prise de certains extraits naturels de plantes peut moduler efficacement l'effet de l'avance en âge sur la biologie de la testostérone et restaurer des taux de testostérone libre proche de ceux de la jeunesse.
La chrysine
L'excès d'œstrogène est lié essentiellement à l' aromatisation excessive de la testostérone. En inhibant l'enzyme aromatase responsable de ce phénomène pervers, on peut réduire le taux d'œstrogène tout en augmentant le taux de testostérone. La chrysine est le flavonoïde ayant l'effet anti-aromatase le plus puissant parmi les substances tels que les phyto-œstrogènes ou d'autres flavonoïdes, connues pour leur effet anti-aromatase. En fait, la chrysine est aussi efficace qu'un inhibiteur synthétique de référence. La chrysine est difficilement absorbée mais ce problème a pu être résolu en lui associant de la pipérine extraite du poivre noir (Biopérine®). Des études ont montré que la prise de chrysine et de pipérine permet de réduire le taux d'œstrogènes et d'augmenter le taux de testostérone libre dès 30 jours de traitement. De plus, la chrysine est un puissant antioxydant et aide à la prévention des cancers œstrogène dépendants. Elle possède des effets anxiolytiques proches de ceux des benzodiazépines sans en avoir les effets secondaires sur la mémoire, ni l'effet myorelaxant et sédatif. Enfin, elle inhibe la réplication virale du virus de l'herpes.
L'extrait de racine d'ortie
Le problème de l'excès d'aromatisation peut être résolu en utilisant la chrysine. Mais même si la testostérone totale est augmentée, elle n'est pas forcément biodisponible si le taux de TeBG reste élevé, ce qui se produit avec l'avance en âge. La TeBG en liant la testostérone la rend indisponible pour ses récepteurs. Il est donc nécessaire d'éviter que trop de testostérone se lie à la TeBG. Cela est heureusement possible en prenant un extrait de racine d'ortie, qui a la faculté de déplacer la testostérone de ses sites de liaison à la TeBG et ainsi de la rendre plus biodisponible. Deux autres activités de l'extrait d'ortie sont intéressantes, la première est sa faculté d'inhiber la liaison de la dihydrotestostérone à ses sites récepteurs au niveau de la prostate, la seconde est son rôle inhibiteur de la 5-alpha réductase transformant la testostérone en dihydrotestostérone. Ces propriétés présentent un intérêt tout particulier car la dihydrotestostérone est un facteur de croissance des cellules prostatiques, qui peut être responsable d'hyperplasie prostatique. Par ses effets, l'extrait d'ortie permet donc de contribuer à traiter l'hyperplasie bénigne de la prostate.
Le Maruapuama
Le Marupuama (ou Muira puama) est une plante originaire d'Amazonie. Ses principes actifs sont la miruapuamine, les acides résiniques, le phobalpène et d'autres alcaloïdes. Deux études cliniques publiées ont été effectuées par le Dr Jacques Waynberg, un sexologue français. Il a traité un groupe de 262 hommes se plaignant d'un manque de désir sexuel ou d'une difficulté à maintenir l'érection. Après deux semaines de traitement par Maruapuama, 62 % des patients se plaignant de ce manque ont constaté une amélioration de leur libido, tandis que 52 % ont vu leur dysfonction érectile se corriger. Une autre étude sur 94 hommes se plaignant d'impuissance ou de perte de libido ou les deux a montré, sous Maruapuama, une augmentation de la fréquence des rapports pour 66% des couples. Des 46 hommes qui se plaignaient d'une perte de désir, 70 % ont rapporté une intensification de la libido.

La stabilité des érections durant les rapports a été restaurée chez 55 % des patients et une réduction de la fatigue a été notée chez 66 % d'entre eux. Une autre étude portant sur 26 hommes présentant une asthénie sexuelle avec des signes notables de désordres psychosomatiques, a confirmé l'efficacité du Maruapuama en réduisant l'asthénie et en restaurant la libido et l'érection chez 22 sur 26 hommes. Le Maruapuama est surtout un tonique efficace dans les conditions de fatigue et de stress associées aux dysfonctions sexuelles. À partir de deux semaines de prise de Maruapuama, la vitalité est améliorée. Le Dr. Rebourgeon, un autre scientifique français, a confirmé que le Maruapuama est efficace dans l'impuissance d'origine asthénique, gastro-intestinale et circulatoire.
Le Tribulus terrestris
Le Tribulus terrestris est une plante originaire d'Inde. Elle est particulièrement riche en diverses saponines stéroïdiennes (furostéranols). Cette plante est utilisée traditionnellement pour traiter l'impuissance et la frigidité. Des études récentes conduites en Bulgarie puis aux Etats Unis ont confirmé ses effets stimulants sur la libido masculine et féminine. Il a été rapporté sous Tribulus terrestris une augmentation de la durée et de la qualité des érections. La spermatogenèse et l'ovulation seraient aussi améliorées. La prise de Tribulus terrestris induit une élévation de 30 % de la testostérone, ce qui est significatif. Dans une étude publiée en janvier 2000, l'activité proérectile d'un de ces constituants, la protodioscine, vient d'être confirmée. Son effet passe probablement par une élévation du relarguage de NO (oxyde nitrique) par l'endothélium et les terminaisons nerveuses. C'est le mécanisme par lequel le Viagra® fonctionne. Le Viagra® est un produit coûteux qui peut être dangereux en cas de maladies cardiovasculaires. Le Tribulus terrestris, quant à lui, n'est pas contre-indiqué en cas de pathologies cardiovasculaires, bien au contraire, il est même recommandé. Dans une étude chinoise, le traitement par le Tribulus terrestris de 406 patients atteints d'angine de poitrine a entraîné une rémission chez plus de 82 % des sujets traités (versus 67 % des sujets recevant le placebo). La correction des anomalies à l'électrocardiogramme a été nettement meilleure que dans le groupe contrôle. Il a été montré que son action est liée à la vasodilatation des artères coronaires et à une meilleure circulation coronarienne.
L'androsténédione et l'androsténédiol
L'androsténédione et l'androsténédiol sont les précurseurs naturels de la testostérone. Présents dans le pollen du pin écossais, ils bénéficient aux États-Unis du statut de supplément nutritionnel, ce qui n'est pas le cas de la testostérone qui est considérée dans la plupart des pays comme un médicament délivré sur ordonnance. Ces précurseurs hormonaux, lorsqu'ils sont administrés par voie sublinguale sont rapidement métabolisé en testostérone. Leur administration sous cette forme fait monter le taux de testostérone en 30 minutes pour atteindre un pic entre 200 et 300% une à deux heures après la prise. Le taux de testostérone retourne ensuite à son état antérieur en 3 à 4 heures. L'intérêt de ces substances est d'obtenir rapidement les effets psychogéniques, énergisants et prosexuels d'une élévation rapide et importante de la testostérone. Ceci peut être particulièrement intéressant avant un rapport sexuel, un effort physique éprouvant, une compétition ou dans la vie des affaires. Mais attention, l'androsténédione et l'androsténédiol sont sur la liste des substances dopantes et leur prise avant une compétition sportive pourrait entraîner un contrôle anti-dopage positif.
Précautions à prendre
Avant de consommer toute substance élevant la testostéronémie, il est nécessaire de prendre la précaution de vérifier l'absence de cancer de la prostate par le dosage des PSA, le toucher rectal voire l'échographie endorectale de la prostate. Bien que l'élévation de testostérone libre n'augmente pas le risque de cancer de la prostate, elle pourrait aggraver un cancer prostatique préexistant. Durant le traitement, il est donc conseillé d'effectuer le dosage des PSA tous les 30-45 jours pendant les cinq premiers mois puis tous les 50-90 jours pendant les 8 mois suivants.
Conclusion
La testostérone n'a pas l'aura médiatique de la DHEA mais elle mérite autant d'intérêt. Sa prise où celle de ses précurseurs l'androsténédione et l'androsténédiol est insuffisante à corriger entièrement le déficit en testostérone associé au vieillissement. Il faut aussi corriger les effets de l'excès d'aromatase par la chrysine et ceux de l'excès de TeBG par l'extrait de racine d'ortie. D'autres substances ont des actions prosexuelles complémentaires : le Maruapuama est un tonique sexuel, Le Tribulus terrestris accroît la testostérone totale. En respectant les précautions d'usage, la prise de ces trois substances, extrait de Tribulus terrestris, chrysine et extrait de racine d'ortie peut d'élever le taux de testostérone libre et active et permettre à un homme de 40 ans de retrouver la vigueur sexuelle de ses 20 ans et à un homme de 60 ans ou plus d'obtenir des améliorations très significatives.
Pour en savoir plus :
Le livre du Dr Eugène Shippen paru en 1998 dont le titre est «The testosterone Syndrome» décrit les troubles liés à l'insuffisance de la testostérone». Les docteurs Jonathan V Wright, et Lane Lenard dans leur livre «Maximize your vitality and Potency» présentent les bénéfices de la testostérone ainsi que les traitements alternatifs naturels pour élever les taux de testostérone. Un article paru dans le numéro de janvier 2000 de Life Extension Magazine fait le point sur les traitements alternatifs. Enfin, dans “Comment rester jeune plus longtemps” (Albin Michel), les Drs. Thierry Hertoghe et Jules-Jacques Nabet dressent la carte d'identité détaillée de la testostérone

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